Les solidarités en danger !


Pénurie des métiers de l’humain : les solidarités en danger !

L’Entraide Union est cosignataire de cette motion, adoptée le 21/09/2021 par le Conseil d’administration de l’Uriopss Île-de-France. Elle fait état de problématiques connues dans nos établissements.

Mobilisation nationale mercredi 6 octobre 2021

Depuis plusieurs années, l’Uriopss Île-de-France et l’ensemble des acteurs privés non lucratifs de la santé et des solidarités alertent sur les difficultés de recrutement, l’insuffisance des rémunérations et la fatigue croissante des équipes dans un contexte de transformation des besoins et des pratiques.

A la suite de la crise sanitaire, la situation est devenue aujourd’hui critique. En Île-de-France, c’est la pérennité d’activités de soins et d’accompagnement qui est menacée alors que les personnes vulnérables en ont un besoin quotidien.
En effet, devant l’impossibilité de recruter des professionnels pour les faire fonctionner, des structures n’ont d’autre choix que fermer tout ou partie. En voici quelques exemples récents :

  • Fermeture de services au sein d’un hôpital parisien imposant le report d’interventions chirurgicales ;
  • Fermeture d’une MAS externat en Essonne par manque de personnel éducatif (12 places) ;
  • Fermeture partielle d’un EAM (établissement d’accueil médicalisé) en Essonne par manque de personnel infirmier (40 places) ;
  • Baisse de la capacité d’accueil d’une MECS dans les Hauts-de-Seine ;
  • Limitation des rééducations d’enfants en IEM (institut d’éducation motrice) faute de kinésithérapeutes à Paris.

Les conséquences de cette situation sont une désorganisation des services ainsi que des tensions pour les salariés en poste, et, pour les personnes suivies, la dégradation de la qualité de leurs accompagnements, voire le retour au domicile ou dans leurs familles, quand cela est possible.
Alors que les besoins sont croissants, s’il n’y a pas une prise de conscience rapide par les pouvoirs publics et des mesures conséquentes, le risque est de voir s’amplifier à la fois ces suppressions ou diminutions d’activité ainsi que la dégradation globale des conditions d’accompagnement.

Les acteurs associatifs ne peuvent porter à eux seuls la responsabilité de ruptures d’accompagnement ou d’un suivi dégradé alors qu’ils exercent des missions publiques pour le compte des départements et de l’État.

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